ludmilla cerveny
trois cellules maquettes cyanotypes images de synthèse 2017 2019

Ce travail a été ébauché alors que j'habitais encore dans une grande ville, m'interrogeant alors sur l'habiter et la nécessité du repli sur soi pour se concentrer et ne plus être assujetti aux nombreux stimulus.

 

En écho au goût de l'époque pour la neutralité et pour le plan carré, j'ai dessiné un espace problématique (pas de porte d'entrée, pas de plafond/toiture) évoquant peut-être une boite à chaussure pour souris de laboratoire mais séduisante et ludique : des rideaux pour se cacher, une baignoire en creux pour mijoter, une circulation circulaire pour tourner à l'infini.

 

Ces trois cellules au plan tournant sont trois variantes selon une même logique (aligner la porte avec la fenêtre qui lui fait face) dont chacune propose quatre espaces pour une seule personne, quatre pièces aux proportions identiques (3x3x3m) mais aux usages différents :

 

Pièce 1 : dormir, rêvasser, lire, écrire

Pièce 2 : se laver, rêvasser, uriner, déféquer

Pièce 3 : cuisiner, manger

Pièce 4 :  lire, écrire, prendre des notes, rêvasser

 

Monacales et bancales, ces cellules aux pièces mal agencées et mal proportionnées renvoient vers l'extérieur, dans un mouvement centrifuge et amènent le regardeur à s'en extraire tant bien que mal, à s'ouvrir sur cet horizon inconnu.

 

© 2010-2019 Ludmilla Cerveny