ludmilla cerveny

J’ai commencé à photographier vers mes quinze ans, oscillant entre prises de vue numériques et argentiques, traitement de l’image sur ordinateur et essais en laboratoire, le tout en autodidacte mais éclairée par quelques proches. Mon thème de prédilection pendant les dix premières années d’expérimentation était le portrait et ma relation au sujet, conforté par un stage à Arles.

 

Parallèlement à ce travail sur le portrait, j’ai amorcé des études en architecture qui m’ont amené à porter un autre regard sur le monde et sur les choses construites. S’ensuivit plusieurs projets sur le paysage, sa représentation (VittelPromenades) mais aussi son interrelation avec des personnes (Familiar Strangers).

 

Suite à ce cycle, une cassure dans mon travail s’est dessinée, tant dans le langage plastique que sur les thèmes ou les médiums. Ce sont mes rencontres avec d’autres artistes et architectes, consécutives à mon séjour de deux ans à Bruxelles, qui ont fait germer un nouvel imaginaire. Un corpus d’œuvres s’est alors construit autour de la thématique de l’habiter, de la rêverie et de la maison (Theatrum mundi, Maisons, Maison 07, Labyrinthes, Miroir, Trois cellules) .

 

Récemment, j’ai ressenti le besoin de revenir à la photographie et j’ai entrepris de revoir l’ensemble de mes archives (Visages paysages). Chaque virage dans mon travail étant lié à des livres-repères, mon retour à la photographie est corrélé à des lectures sur l’image bien sûr mais aussi à des lectures sur l’écologie et sur le féminisme où il est question -entre autre - du rapport nature/culture.

© 2010-2020

Ludmilla Cerveny