ludmilla

cerveny

Corps, 2013.

 

"Des corps se tendent, se recroquevillent, les uns explosent leur force, les autres effrayés se referment. Livrés, abandonnés au sort d'un espace sans repères, ni haut, ni bas, ces êtres sans visages parlent du corps, s'ébattent et se protègent : bestialité simple, langage complexe, univers infini.

 

Chaque corps exprime, s'exprime, chaque mouvement le reflète et écrit d'une attitude sa position du hasard. Le noir entoure, compose, définit l'inextricable. Chacun s'élance, se perd et se retrouve dans son parcours orbital, façonné par ses choix, l'arbitraire, du libre vol à la genèse foetale. Le corps, beau et animal, astre seul et unique, compose avec sa force son univers et son reflet.

 

Il évolue dans le noir, corps nu lové/mué d'obscurité, Ludmilla dirige la lumière, actionne le flash, immortalise sa position, au hasard.

 

Comme une bête traquée, il est saisi au vif, nu de tout, il nous livre son plus intime, nous offre son vrai."

 

- Julien Rubiloni, juin 2013.

© Ludmilla Cerveny