ludmilla

Sans titre, Maison 02, vue d’atelier, Bruxelles, tirage de lecture, 2016.

les maisons
2015 – 2017

La maison est peut-être l’un des plus grands thèmes spatiaux de tous les temps, habitat et repère, manière d’être au monde et manière de faire des mondes.

La maison fait graviter autour d’elle de nombreuses interrogations, de la problématique concrète de l’habiter à celle de la rêverie, elle est matière à projection,
à projetation.


Chacune de mes maisons porte en elle des germes d’habitabilité tout comme d’inhabitabilité : son plan, jamais totalement fonctionnel, parfois à la limite
de la dysfonction questionne à la fois les notions de qualification d’espace (lumière, compression/dilatation, diagonale) et de neutralité (la grille, l’identique/
le même).

Certaines maisons (01, 04) décrivent des espaces fermés,
dont l’articulation des espaces intérieurs demande un effort dans leur lecture tandis que d’autres (02, 06) sont au contraire des « cages » où l’espace comporte des « organes sans corps », révélant simultanément leur articulation.

Ici il est question d’hospitalité, de théâtre qui n’attend que ses acteurs.trices.

Les Maisons (04, 02, 06) dimensions variables, 2015-2016. Vue d’exposition Passages, Le Maga, Bruxelles, 2016

dedans dehors
2016

Disponible sur Blurb.

VITTEL promenades
2011 – 2015

Photographies (extrait)

Panneau-type de l’exposition in-situ au parc de la Bienfaisance à Vittel, 2015.

Projet, photographies, cartographies, textes, mise en page, scénographie :

Ludmilla Cerveny

Impression :

Lesoeur Imprimerie

Fabrication des modules :

Services techniques de la Ville

Production :

Mairie de Vittel

ici, là et parfois ailleurs
2012

Série photographique réalisée à l’été 2012 dans la maison de retraite de ma grand-mère à Mandres-sur-Vair (88).

miroir
2016

Deux maisons se font face autour d’un lac à l’eau sombre et immobile. Architecturalement miroir l’une de l’autre, l’une est opaque : son intérieur “résiste”, l’autre est ajourée : son intérieur est lisible. Nous parcourrons, à l’infini, vers l’avant puis vers l’arrière, l’espace entre ces deux maisons et leur intérieur respectif.

Dans ce diaporama, l’habiter est problématique : à la fois possible (la maison « fermée », comportant des murs) et impossible (la maison ouverte, à l’air libre). La première montre une vie probable, couverte, protégée car cachée et la deuxième s’expose, montre son intérieur et propose donc une vie infernale, impossible.

Ces maisons semblent n’abriter personne, ou plutôt qu’elles-mêmes : chacune devient alors un personnage et le balancement du diaporama, un dialogue entre les deux.

Cette pièce a été montrée pour la première fois lors d’une exposition collective à la galerie du Granit à Belfort en 2016 sur invitation de l’artiste Corentin Grossmann et lors d’une exposition collective à Bruxelles en 2017 sur invitation de l’architecte Julien Grévérend.

Maison 07 (still), boucle vidéo avec bande sonore de 9’53’’ à partir d’images de synthèse, 2017.

safe as houses
2017 – 2018

Centre (Maison 07), image de synthèse imprimée sur papier Hahnemühle Photo Rag Ultra Smooth 305g contrecollée sur Dibond 2mm et encadrée, 67×50 cm, 2017.
Vue d’exposition à la galerie Le Lieu Minuscule à Reims, 2017.

Vue d’exposition à la galerie Le Lieu Minuscule à Reims, 2017.
Vidéo de 9’53 (extraits)
Plan de l’exposition à la galerie Le Lieu Minuscule à Reims, 2017.
Ruines, dessin filaire au posca, rideau de laine, dimensions variables, 2017. Vue d’exposition, Le Lieu Minuscule, Reims.
Image extraite de la vidéo.
Image extraite de la vidéo.
Vue de l’exposition galerie Raymond Banas M.C.L Metz 2018.
Coupe 02 (Maison 07), image de synthèse imprimée sur papier Hahnemühle contrecollée sur Dibond, 30×30 cm, 2018.
Explosion (Maison 07, étape 01), image de synthèse imprimée sur papier Hahnemühle contrecollée sur Dibond, 60 x 60cm, 2018
Explosion (Maison 07, étape 02), image de synthèse imprimée sur papier Hahnemühle contrecollée sur Dibond, 90 x 90cm, 2018.
Ruines, dessin filaire brodé, rideau de laine, dimensions variables, 2018.

Bibliographie SAFE AS HOUSES

ANDREOTTI, Libero. Spielraum : W. Benjamin et l’architecture. Paris : La Villette, 2011, 344 pages.
BACHELARD, Gaston. La Terre et les rêveries du repos. Paris : Corti, 2010 (1ère éd. 1946), 384 pages. Collection Les Massicotés.
BACHELARD, Gaston. La poétique de l’espace. Paris : PUF, 2012 (1ère éd. 1957), 216 pages.
BARTHES, Roland. Comment vivre ensemble. Cours et séminaires au Collège de France (1976 -1977). Texte établi, annoté et présenté par Claude Coste. Paris : Seuil traces écrites, 2002, 258 pages.
BRAYER, Marie-Ange. La maison : un modèle en quête de fondation. In : Exposé, revue d’esthétique et d’art contemporain, 2003, volume 1, n°3 la maison, p 8 – 69.
BUZZATI, Dino. Le Désert des Tartares. Paris : Le Livre de Poche, 1973 (1ère éd.1940), 242 pages.
DELEUZE Gilles, GUATTARI Félix. Mille plateaux. Tome II Capitalisme et schizophrénie. Paris : Minuit, 2013 (1ère éd. 1980), 648 pages.
DIDI-HUBERMAN, Georges. La demeure, la souche, apparentements de l’artiste. Paris : Editions de Minuit, 2015 (1ère éd. 1999), 184 pages.
GOETZ Benoît. Théorie des maisons, l’habitation, la surprise. Lagrasse : Verdier, 2011, 224 pages.
HAMON, Philippe. Expositions, littérature et architecture au XIXème siècle. Paris : Corti, 1989, 200 pages.
HEJDUK, John. The Lancaster / Hanover Masque. Londres : Architectural Association / Centre Canadien d’Architecture, 1992, 104 pages.
LUCAN, Jacques. Composition, non – composition. Architecture et théories, XIX-XXème siècles. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes, 2009 (réimpression 2010, 2011, 2013), 608 pages.
PAQUOT Thierry, YOUNES Chris. Le territoire des philosophes, Lieu et espace dans la pensée du XXème siècle. Paris : La Découverte, 2013 (1ère éd. 2009), 391 pages. Collection Armillaire.
POE, Edgar Allan. Nouvelles histoires extraordinaires. Paris : Gallimard ; 2006, 374 pages. Collection folio classique.
PROUST, Marcel. A l’ombre des jeunes filles en fleurs. Tome II À la recherche du temps perdu. Paris : Le Livre de Poche, 1971 (1ère éd. 1914), 549 pages.
PROUST, Marcel. Du coté de chez Swann. Tome I À la recherche du temps perdu. Paris : Gallimard, 1975 (1ère éd. 1914), 549 pages. Collection folio.

familiar strangers
2013 – 2015

Familiar Strangers est un projet photographique portraiturant des individus étrangers – dans le présent – mais qui me sont familiers – par le passé. Si dans Profils je documentais photographiquement mes rencontres avec des inconnus d’Internet, dans Familiar Strangers, j’utilise Internet pour reprendre contact avec des personnes que je n’ai pas vu pour la plupart depuis plus de dix ans. C’est la première étape du projet : établir un lien nouveau avec ces personnes et dresser un premier bilan. Nous étions enfants à la même époque, nous avons vécu des moments ensemble, nous avons appris des choses au même moment.

Ce qui a motivé l’amorce de ce projet, c’est la constatation que des écarts conséquents concernent nos choix de vies ou d’avenir : tous ces «étrangers familiers» ne construisent pas la même vie et c’est cette pluralité qui m’a intéressée tout d’abord.

Ce projet cherche donc à poser un regard sur l’entrée dans la vie adulte, dans la vie des responsabilités et du fait de la proximité des âges des personnes présentées, c’est également une coupe sur une génération, la mienne, et une simili étude sociologique.

Le projet s’articule autour d’une sérialité de documents – dont les portraits sont le fondement – qui par leur juxtaposition créent une narration suspendue, la « suite » étant à la charge de l’imaginaire du spectateur. Les portraits deviennent comme des extraits d’un film (stills) dont la personne emplit le cadre, le contexte urbain ou paysager de l’arrière-plan renseignant implicitement sur sa vie.

Le projet Familiar Strangers a reçu l’Aide Individuel à la Création de la DRAC Lorraine en 2014.

Theatrum mundi (image de synthèse), 106 x 80 cm, tirage Ilford contrecollé sur dibond 3mm, 2016. Vue de l’exposition “Passages” à Le Maga, Bruxelles, 2016.

theatrum mundi
2015 – 2016

Theatrum mundi est un agencement d’espaces énigmatiques, entre théâtre, tribunal, agora et maison qui prend la forme d’une série de pièces.

Ces « lieux » aux matérialités différentes se répondent et forment un monde énigmatique, suspendu, où l’habiter semble problématique, à la fois possible et impossible.

L’absence (de présence, de référentiel temporel) interroge leur statut et plonge le spectateur dans une rêverie : tandis que l’on cherche la trace de présence humaine dans cette montagne hiératique, notre regard se reporte sur ces petites machines à habiter où l’on cherche où loger son corps.

Les différents éléments esquissent dans notre esprit un paradigme intrigant : un théâtre sans échelle, grandiose et minuscule.

Theatrum mundi, plateau de 180 x 122 x 20 cm, balsa, laiton, encre de chine, plâtre, feutrine, peinture acrylique, panneau MDF, 2015.
Sans titre 04 , photographie issue d’un négatif scanné, 42 x 28 cm, impression jet d’encre sur papier Fuji Matbond 230 gr, 2015.
Projections (Theatrum mundi), image de synthèse projetées mur blanc, 2016.
Projections (Theatrum mundi), image de synthèse projetées mur blanc, 2016.
Theatrum mundi (image de synthèse), 106 x 80 cm, tirage Ilford contrecollé sur dibond 3mm, 2016. Vue de l’exposition “Passages” à Le Maga, Bruxelles, 2016.

Work
2019

Disponible à la Librairie Quantin (Lunéville), sur le MOOKshop et à la librairie LAME.

BLANK
Nijinski, Bruxelles
En duo avec Julien Rubiloni
2016