Non classé

disparition d’un prototype
2012

Texte : Ludmilla Cerveny / Mise en page du texte : © BUNK Edition

Je broie du blanc,
2010-2011

talweg 03
transrevue

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le voleur
2016-2019

Le Tribunal de Cassation d’Henri Labrouste est un «projet de papier», jamais construit et dessiné à l’occasion du concours du Grand Prix de Rome de 1824, qui remporta à ce titre le 1er prix (et donna à Labrouste, alors âgé de 23 ans, la chance de démarrer sa carrière et de passer 5 ans à Rome).

Les projets des Grands Prix de Rome sont connus pour être des projets classiques, sévères, grandioses, très «composés». Le projet de Labrouste, exemplaire à ce titre, est intéressant par ailleurs car il adopte le dispositif de la maison romaine avec atrium et péristyle.

Ce qui m’a intéressé dans ce projet c’est son caractère inachevé, imparfait, malgré son apparente facture classique parfaite : c’est un projet dessiné en peu de temps, il est donc un mirage, quelque chose d’indéfini. En le redessinant en 3D à partir des quelques documents produits par Labrouste (un plan, deux coupes, deux élévations et un plan de toiture), j’ai donné naissance à un monstre : un objet mort-né, dont la spatialité, inconnue de son auteur, est inquiétante, mystérieuse, oppressante.

Le sujet d’un tribunal de cassation n’étant pas pour rien dans cette austérité, j’ai eu envie de mettre en résonance les pensées du narrateur du Voleur de Georges Darien (écrivain français méconnu, à tendance anarchiste, de la fin du XIXème) qui, à plusieurs reprises, réfléchit sur la question de la «morale du voleur».

Vue axonométrique filaire du Tribunal de Cassation d’Henri Labrouste modélisé par mes soins à partir des
archives d’un plan de rez-de-chaussée, de deux coupes, de deux élévations et d’un plan de toiture

Leo & la mer, 16′, vidéo couleurs HD, 1920x10980px, sortie en janvier 2014.

leo & la mer
2013-2014

Leo & la mer est un projet de court métrage tourné dans le Nord de l’Allemagne sur l’île de Rügen et construit comme un conte, influencé par le romantisme allemand et la poésie arabe. Une jeune fille retranchée chez son frère constructeur de navire, désire partir, s’enfuir, se fuir.


Elle s’impatiente, marche, parcourt le territoire physiquement comme virtuellement, traverse chemins, plages et forêts. Elle semble vouloir absorber l’île entière pour mieux la quitter, la voir disparaître.

Elle observe sur de nombreuses cartes du terrain qu’elle parcourt. L’île se dessine peu à peu, comme terrain de jeu et comme prison, enfermant la protagoniste et la renvoyant à elle-même.

Leo & la mer a été montré lors du Festival de Cinémabrut en juillet 2015 et sur Saisonvideo.com en août 2015.

Bonus

Leo & la lune
2015


Co-création Julien Rubiloni

le geste
2020

Ce projet s’est construit avec Catherine Mazurier-Guébel, professeure d’Arts Plastiques du Collège Maurice Barrès et avec d’autres professeurs comme Nadine Combot et Daniel Wendling.

La thématique était le geste et notamment ceux réalisés par le passé (lessive, etc) mais aussi les évènements marquants du passé des grands-parents des élèves.

Les élèves étaient invité.e.s à expérimenter le mouvement dans la photographie notamment à travers la pause longue ou au contraire le mouvement arrêté par le flash.

Cet atelier de recherches s’est déroulé en deux temps du fait du contexte sanitaire et de la fermeture des écoles en mars dernier, ce qui avait mis un coup d’arrêt à l’atelier. Néanmoins il est intéressant qu’il se soit interrompu entre la prise de vue et l’éditing.

Ainsi les élèves de 3èmes ont produit un certain nombre d’images mais n’ont pas eu le temps d’en faire la sélection et ce sont les élèves de 5ème qui ont pris le relais, portant un regard plus neutre sur les images sur lesquelles ils et elles n’apparaissent pas.

Références présentées en parallèle en appui de l’expérimentation :

  • les chronophotographies d’Edward Muybridge
  • la série Snow de Sohrab Hura
  • Gestes de travail, atelier photo encadré par Marion Poussier au Lycée Pro Boulle (2018-2019)
  • Le geste, atelier photo encadré par Ludovic Maillard à la Maison du Geste et de l’image
  • Images de danse de Mathieu Rousseau, Lois Greenfield, Laurent Philippe,

Bilan pédagogique sur demande.

espaces rêvés
2019

A l’occasion d’une résidence en milieu scolaire en partenariat avec la M.C.L St-Marcel à l’École Sainte-Thérèse de Metz, j’ai travaillé avec les élèves de la classe de CM2 d’Aude Schmitt.

Les étapes consistaient en un passage du langage vers la symbolisation par le dessin et la maquette.

La proposition faite aux élèves était à la fois simple et ouverte  : « imaginez un espace que aimeriez habiter, où vous aimeriez passer du temps, seul ou accompagné, et imaginez dans quel paysage il se situerait, quel dehors serait visible depuis cet espace, ce lieu rêvé »

Objectifs :

  Remettre du langage

  Convoquer l’imaginaire

  Inviter à la rêverie

  Ouvrir le regard

  Appréhender l’espace, la spatialité

Bilan pédagogique sur demande.

Sans titre, Maison 02, vue d’atelier, Bruxelles, tirage de lecture, 2016.

les maisons
2015 – 2017

La maison est peut-être l’un des plus grands thèmes spatiaux de tous les temps, habitat et repère, manière d’être au monde et manière de faire des mondes.

La maison fait graviter autour d’elle de nombreuses interrogations, de la problématique concrète de l’habiter à celle de la rêverie, elle est matière à projection,
à projetation.


Chacune de mes maisons porte en elle des germes d’habitabilité tout comme d’inhabitabilité : son plan, jamais totalement fonctionnel, parfois à la limite
de la dysfonction questionne à la fois les notions de qualification d’espace (lumière, compression/dilatation, diagonale) et de neutralité (la grille, l’identique/
le même).

Certaines maisons (01, 04) décrivent des espaces fermés,
dont l’articulation des espaces intérieurs demande un effort dans leur lecture tandis que d’autres (02, 06) sont au contraire des « cages » où l’espace comporte des « organes sans corps », révélant simultanément leur articulation.

Ici il est question d’hospitalité, de théâtre qui n’attend que ses acteurs.trices.

Les Maisons (04, 02, 06) dimensions variables, 2015-2016. Vue d’exposition Passages, Le Maga, Bruxelles, 2016

dedans dehors
2016

Disponible sur Blurb.

VITTEL promenades
2011 – 2015

Ce projet a été construit pour avoir deux vies : l’une auprès des habitant.e.s avec un travail de médiation sur la question du paysage (éveiller le regard sur un paysage banal et pourtant intéressant à travers une série de photographies légendées et de cartographies) et l’autre vie auprès de celles et ceux qui connaissent de nom l’eau minérale Vittel sans être capable de localiser la ville où elle est puisée. La première vie du projet a été entamée : deux expositions ont eu lieu et notamment à Vittel, in situ, dans un parc du centre. La deuxième commence : travailler la question de la représentation d’un paysage où sourde ce mythe minéral.

Photographies (extrait)

Panneau-type de l’exposition in-situ au parc de la Bienfaisance à Vittel, 2015.

Projet, photographies, cartographies, textes, mise en page, scénographie :

Ludmilla Cerveny

Impression :

Lesoeur Imprimerie

Fabrication des modules :

Services techniques de la Ville

Production :

Mairie de Vittel