ludmilla

cerveny

Les maisons, 2015 - 2016, en cours.

 

La maison est peut-être l’un des plus grands thèmes spatiaux de tous les temps, habitat et repère, manière d’être au monde et manière de faire des mondes. La maison fait graviter autour d’elle de nombreuses interrogations, de la problématique concrète de l’habiter à celle de la rêverie, elle est matière à projection, à projetation, elle est premier exercice pour un architecte en devenir, elle est le premier lieu de vie d’un être humain.

 

Chacune de mes maisons porte en elle des germes d’habitabilité tout comme d’inhabitabilité : son plan, jamais totalement fonctionnel, parfois à la limite de la dysfonction questionne à la fois les notions de qualification d’espace (lumière, compression/dilatation, diagonale) et de neutralité (la grille, l’identique/ le même). Certaines maisons (01, 04) décrivent des espaces fermés, dont l’articulation des espaces intérieurs demande un effort dans leur lecture tandis que d’autres (02, 06) sont au contraire des « cages » où l’espace comporte des « d’organes sans corps », révélant simultanément leur articulation.