• Photos : ©Ludmilla Cerveny
Vous nous faites des échos ?
Captation sonore des échos au Musée de la Mine à Petite-Rosselle

WARNDT + garage poète
2021

Chaque jeudi de février à juin 2021, je me suis rendue au lycée Hurlevent pour échanger et créer avec les élèves. Mon projet de photographie documentaire sensible, coconstruit avec Julie Simon , professeure d’éducation aux médias et documentaliste, Fodil Sebia et Nathalie Müller-Schiller , tous deux professeur.e.s de Français Histoire-Géographie, est en deux volets : d’un coté le Warndt et ses paysages et de l’autre les ateliers au lycée. Pour le premier volet, Julie Simon a également proposé que les élèves participent en même temps au Prix Médiatiks « Vues de chez nous » organisé par le CLEMI.

L’aventure commence donc avec de petits groupes d’élèves pour des sessions de prise de vue dans le Warndt. Les professeurs, les élèves et moi nous parcourons ensemble ce grand paysage, nous en parlons, évoquant son évolution, son futur, racontant l’histoire de nos familles.

L’étape suivante est celle de l’éditing : choisir parmi la masse des images produites les meilleures et surtout fabriquer un ensemble cohérent pour construire la série de 15 images légendées pour le Prix Mediatiks.

Le confinement aura raison du rendez-vous hebdomadaire au lycée mais à sa réouverture, la première bonne nouvelle tombe, accompagnée de la deuxième quelques semaines plus tard : le reportage des élèves Warndt, pays noir (PDF) est lauréat académique puis national du Prix Médiatiks ! Fierté partagée par toutes et tous et multiples interviews presse et télé.

En parallèle, Nathalie Müller-Schiller, Julie Simon et moi proposons aux élèves deux exercices d’expression : le dessin d’une carte sensible et l’écriture d’un texte libre et poétique racontant tous deux leur Warndt. Ces éléments viennent nourrir l’édition alors en cours et l’exposition future à la médiathèque de Forbach. Ils sont mis en parallèle des images précédemment produites.

Puis le deuxième volet commence : Garage poète, un regard en clair obscur sur les ateliers techniques du lycée. Les élèves de Première se photographient alors mutuellement en train de travailler dans un ballet de flashs et de clics.

Je suis heureuse et fière de ce que les élèves ont réalisé, de ce qu’ils et elles nous ont donné, heureuse de mes échanges avec les professeur.e.s, heureuse de la portée de ce projet qui a eu des retentissements un peu partout.

Je pense que cette résidence a eu un certain pouvoir de transformation, tant chez les élèves, que chez les professeur.e.s et que chez moi. Nous avons toutes et tous vécu une expérience qui nous a changé, qui nous a appris à travailler ensemble, à unir nos regards et nos sensibilités pour fabriquer quelque chose que seul.e nous n’aurions pu. Nous avons investi mentalement et physiquement ces paysages, nous avons rempli l’atmosphère de nos imaginaires, nous avons peuplé l’espace de notre poésie.

Bilan complet sur demande

Couverture de l’édition papier de 210 pages, imprimée chez Blurb Inc.