• Friche du Petit Bruges, Bruges _ Variété d’essences, foisonnance.

carte blanche
d’arc en rêve – centre d’architecture

extraits

série photographique présentée une première fois lors de l’exposition Arboretum, l’arbre comme architecture à arc en rêve, du 23 septembre 2021 au 23 janvier 2022

marcher dans la métropole bordelaise, 2021

Dans la fraîcheur de ce matin d’été, l’odeur douce de la végétation m’enveloppe. Je marche depuis quelques temps avec mon appareil à la main, saisissant par fragments des situations qui m’intéressent, au gré des lumières changeantes. Je cadre verticalement, sans trépied, en couleurs, des arbres qui peuplent ces paysages. Avant de parcourir cette métropole étrange, j’ai un peu lu : sur la ville de Bordeaux, sur les communes proches, sur l’évolution de leur morphologie urbaine, sur leur géographie, leur hydrographie et sur les arbres. Puis j’ai essayé de cartographier les espaces paysagers importants, en transition ou (re)qualifiés et tracé les lignes de mon parcours, frôlant sans cesse l’eau, qu’elle soit dormante ou vive. Ainsi j’ai vu des forêts urbaines abritant des voitures, des arbres majestueux protéger de leur ombre des terrasses, des arbres malicieux pousser dans des anfractuosités du trottoir ou dans l’eau de la Garonne, des friches et des ripisylves foisonnantes, des arbres dans des façades ou encore une pinède abritant des campeurs. Je me suis toute entière immergée dans cette sylve bordelaise, parfois rocailleuse, parfois végétale, toujours racinaire, rhizomatique. Je lève les yeux, les nuages venus de la mer arrivent.